ANALYSE DEAL NB

Exportations du Nouveau-Brunswick : produits, marchés et tendances 2025

Une analyse ciblée des exportations de marchandises, des principaux produits, de l'exposition commerciale et des tendances observées en 2025.

Le Nouveau-Brunswick est une province orientée vers le commerce extérieur dont les résultats dépendent fortement de l’énergie, de la foresterie, des produits de la mer, de la production industrielle et de l’accès aux États-Unis. Les exportations de marchandises ont atteint 16,0 milliards $ en 2025, une valeur importante qui représente néanmoins une baisse de 8,6 %.

Pour comprendre cette évolution, il faut dépasser la comparaison de deux totaux annuels. Les prix, les volumes expédiés, les marchés de destination et la concentration des principaux produits influencent tous la valeur des exportations.

Commerce de marchandises en 2025

Indicateur Résultat 2025 Variation
Exportations de marchandises 16,0 milliards $ -8,6 %
Importations de marchandises Environ 15,3 milliards $ -11,2 %
Balance commerciale +694,7 millions $ En hausse par rapport à 261,7 millions $ en 2024

L’excédent s’est élargi parce que les importations ont diminué plus rapidement que les exportations. Un excédent plus élevé ne signifiait donc pas une croissance des exportations.

L’énergie a influencé la baisse annuelle

Le bilan économique provincial attribue principalement le recul de 2025 à la diminution des volumes et des prix du pétrole exporté. Une variation dans un produit de grande valeur peut donc modifier fortement le total provincial, même si d’autres secteurs demeurent stables ou progressent.

Les produits énergétiques avaient également constitué le plus grand facteur de croissance des exportations en 2024, lorsque celles-ci avaient atteint 17,4 milliards $. L’évolution entre 2024 et 2025 illustre l’importance et la volatilité du commerce énergétique.

La foresterie, les produits de la mer et la transformation demeurent importants

Les produits forestiers et les matériaux de construction et d’emballage figuraient parmi les principaux facteurs de croissance en 2024. En 2025, les volumes de bois d’œuvre résineux sont demeurés globalement stables, tandis que les exportations forestières ont reculé surtout en raison du papier et des produits du papier.

Les produits de la mer et la transformation alimentaire font aussi partie de la base commerciale. La préparation et l’emballage des produits de la mer ont généré environ 1,7 milliard $ de ventes manufacturières en 2025. Leur performance dépend notamment des récoltes, de la demande internationale, des taux de change, de la logistique, des normes alimentaires et de la capacité de transformation.

Consultez Fabrication au Nouveau-Brunswick pour davantage de contexte.

Les États-Unis demeurent essentiels

En 2024, 90,4 % des exportations de marchandises étaient destinées aux États-Unis. En 2025, les exportations vers les États-Unis ont diminué de 8,6 %, tandis que celles vers les autres pays ont reculé de 8,7 %.

Les principales hausses hors États-Unis ont été enregistrées avec la Pologne, l’Argentine et le Royaume-Uni. Les baisses les plus importantes concernaient les Pays-Bas, la Chine et Gibraltar. Ces mouvements peuvent compter pour certains produits sans modifier immédiatement la concentration générale du commerce provincial.

Pourquoi la diversification compte

La stratégie économique de 2026 fait de la croissance et de la diversification des exportations l’un de ses trois objectifs principaux. La diversification peut concerner les pays, mais aussi de nouveaux clients canadiens, des catégories de produits différentes, une transformation à plus forte valeur ajoutée et davantage d’acheteurs dans les marchés existants.

La province considère également les ports, les infrastructures de transport et le commerce interprovincial comme des possibilités majeures. La croissance des exportations est donc liée aux systèmes qui déplacent les marchandises, l’information et les services.

Les statistiques commerciales exigent du contexte

  • La valeur n’est pas le volume. Les dollars peuvent diminuer lorsque les prix baissent, même si les quantités évoluent moins.
  • Un excédent ne signifie pas automatiquement une croissance. Il peut augmenter parce que les importations reculent davantage.
  • Les totaux peuvent être concentrés. Quelques catégories de grande valeur influencent le résultat.
  • Produits et destinations doivent être analysés ensemble. La concentration varie selon les secteurs.
  • Le commerce de marchandises n’inclut pas toute l’économie de services.

L’infrastructure commerciale évolue

Port Saint John a manutentionné un record de 239 364 EVP de conteneurs en 2025, une hausse de 29,4 %. Le port a également traité 25,4 millions de tonnes métriques de vrac liquide et 1,3 million de tonnes de vrac sec. La croissance des conteneurs peut soutenir un plus grand nombre d’importateurs et d’exportateurs, mais le trafic portuaire ne correspond pas uniquement aux marchandises produites au Nouveau-Brunswick.

Consultez aussi Commerce et logistique au Nouveau-Brunswick.

Indicateurs à surveiller

  • les politiques commerciales canadiennes et américaines;
  • les prix de l’énergie et des produits de base;
  • la capacité portuaire, ferroviaire et routière;
  • les taux de change et les coûts de transport;
  • les normes sectorielles et les exigences d’approvisionnement;
  • la demande hors États-Unis et interprovinciale.

Les organisations qui évaluent la pertinence commerciale du Nouveau-Brunswick peuvent découvrir les services de Deal NB ou démarrer une conversation.

Sources et note méthodologique

Données vérifiées le 11 août 2026. Les valeurs commerciales peuvent être révisées et varient selon les prix, les volumes et les classifications.

Cette analyse utilise des informations publiques datées provenant des sources indiquées. Les données peuvent être révisées et ne constituent pas des conseils juridiques, financiers ou d'investissement.

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