ANALYSE DEAL NB

Principaux secteurs du Nouveau-Brunswick : portrait fondé sur les données

Un portrait fondé sur les données des secteurs qui façonnent le Nouveau-Brunswick, des ressources et de la fabrication jusqu'à la technologie, la construction, l'énergie et les services.

L’économie du Nouveau-Brunswick associe des industries fondées sur les ressources, une fabrication orientée vers l’exportation, d’importants actifs énergétiques et d’infrastructure, des centres urbains de services ainsi que des capacités technologiques spécialisées. Son paysage commercial est donc plus diversifié qu’une seule étiquette sectorielle pourrait le laisser croire.

La stratégie économique provinciale de 2026 regroupe les priorités en trois catégories : les industries fondées sur les ressources; les industries du savoir, de la technologie et rendues possibles par la technologie; et la défense. Les données actuelles confirment également l’importance de la construction, des services publics, des soins de santé, du commerce, de la logistique et des services aux entreprises.

Cadre des secteurs prioritaires

Groupe prioritaire Exemples provinciaux Rôle économique
Industries fondées sur les ressources Exploitation minière, agroalimentaire, produits de la mer et foresterie Production, transformation, exportations et chaînes d’approvisionnement régionales
Savoir et technologie Cybersécurité, IA, fabrication de pointe, construction moderne, TI, création et technologies de la santé Productivité, valeur ajoutée, innovation et talents
Défense et double usage Cybersécurité, technologies et capacités civiles et militaires Approvisionnement, innovation et chaînes spécialisées

Les ressources demeurent une base économique majeure

Les forêts, les terres agricoles, les pêches et le potentiel minier soutiennent l’activité dans l’ensemble de la province. Ces secteurs dépassent l’extraction ou la récolte. Ils sont liés à la transformation, à l’emballage, au transport, aux équipements, à l’entretien, aux services environnementaux et à la logistique d’exportation.

Les recettes monétaires agricoles ont atteint un record de 1,3 milliard $ en 2025, une hausse de 12,8 %. Les cultures représentaient 64,7 % du total, le cannabis et les pommes de terre fraîches occupant une part importante. Les recettes liées au bétail et aux produits d’origine animale ont atteint 440,7 millions $.

La préparation et l’emballage des produits de la mer ont généré environ 1,7 milliard $ de ventes. La fabrication de produits du bois a aussi enregistré près de 1,7 milliard $, tandis que l’emploi dans ce sous-secteur a atteint 5 900 postes. Ces données montrent une activité industrielle importante, mais aussi la sensibilité de ces secteurs aux prix, aux ressources disponibles et à la demande extérieure.

La fabrication est diversifiée et exigeante en capital

La fabrication a produit 23,0 milliards $ de ventes en 2025 et représentait 8,8 % du PIB réel provincial. Elle employait 33 400 personnes. Elle comprend notamment les produits pétroliers, la transformation alimentaire et des produits de la mer, le bois et le papier, les produits métalliques, les machines et d’autres productions industrielles.

Les investissements manufacturiers ont augmenté de 352,8 millions $ pour atteindre 1,3 milliard $, soit la plus forte hausse sectorielle de l’année. Le recul des ventes et l’augmentation des investissements se sont produits simultanément, ce qui démontre qu’un seul indicateur annuel ne suffit pas. Les projets peuvent correspondre à la modernisation, à l’entretien, à l’évolution de la capacité ou à des besoins de productivité à long terme.

Pour aller plus loin, consultez Fabrication au Nouveau-Brunswick : ventes, emploi et investissements.

La construction et l’infrastructure ont fortement contribué à la croissance

La production de la construction a progressé de 9,2 % en 2025, le meilleur résultat parmi les grands secteurs. Les investissements dans la construction de bâtiments ont atteint 4,8 milliards $, en hausse de 20,4 %, et les mises en chantier ont atteint un record de 7 587 logements.

Cette activité crée une demande pour les matériaux, les équipements, l’ingénierie, les services de projets, la sécurité, la logistique, les systèmes énergétiques et l’exploitation immobilière. La stratégie provinciale inclut les méthodes modernes de construction parmi ses priorités technologiques.

L’énergie influence la compétitivité industrielle

La production des services publics a augmenté de 7,4 % en 2025 et leurs investissements ont progressé de 204,4 millions $. Le système énergétique provincial comprend notamment le nucléaire, l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse et le gaz naturel, avec des interconnexions vers les provinces voisines et le Maine.

L’énergie n’est pas seulement un secteur autonome. Sa fiabilité, sa capacité et son coût influencent la fabrication, les opérations numériques, le transport et les grands projets. La province considère le renforcement des systèmes énergétiques comme une condition de croissance à long terme.

La technologie agit dans plusieurs secteurs

Le Nouveau-Brunswick possède des forces reconnues en cybersécurité et en technologies de l’information. La stratégie de 2026 met aussi l’accent sur l’intelligence artificielle, les technologies de la santé, la fabrication de pointe et la construction rendue possible par la technologie. Leur valeur vient souvent de l’amélioration de la productivité, de l’automatisation, de la sécurité, de l’entretien et de l’utilisation des données dans des secteurs établis.

Le secteur des technologies de l’information et des communications représentait 3,7 % du PIB provincial en 2025, même si l’emploi y a diminué. La taille, la production, l’emploi et la croissance doivent donc être examinés séparément.

Les soins de santé et les services structurent aussi la demande

Les soins de santé et l’assistance sociale ont contribué à la croissance économique et de l’emploi en 2025. Les ventes au détail ont atteint 18,7 milliards $, les services de restauration 1,7 milliard $ et le nombre d’entreprises actives un record de 17 602. Les petites entreprises représentaient 97,8 % de ces organisations.

Comment interpréter le paysage sectoriel

  • Distinguer la taille et la croissance. Un grand secteur peut reculer pendant une année tout en demeurant commercialement important.
  • Suivre les investissements et les ventes. Les dépenses en capital peuvent révéler des besoins que les revenus ne montrent pas.
  • Tenir compte des grappes régionales. Saint John, Moncton, Fredericton et les communautés du Nord présentent des concentrations différentes.
  • Observer les chaînes liées. Les ressources, la fabrication, l’énergie, la logistique et la technologie se recoupent souvent.
  • Utiliser des données datées. Les prix, les grands projets, les exportations et la main-d’œuvre font évoluer rapidement les résultats.

Les entreprises qui souhaitent mieux comprendre la pertinence d’un secteur et les conditions locales peuvent consulter les services commerciaux de Deal NB ou communiquer avec Deal NB.

Sources et note méthodologique

Données vérifiées le 11 août 2026. Les données sectorielles sont datées et peuvent être révisées.

Cette analyse utilise des informations publiques datées provenant des sources indiquées. Les données peuvent être révisées et ne constituent pas des conseils juridiques, financiers ou d'investissement.

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